Les chats du kibou

mes chats, leur vie, leur oeuvre, leurs croquettes

29 octobre 2007

les chats du kibou: mode d'emploi

    Pour que tout soit clair, ce blog c'est une expérience, j'essaie d'écrire un petit truc sans prétention. La fin et certains passages sont déjà plus ou moins définis (dans ma tête, hein, je n'ai pas de coffre fort chez moi). C'est un premier jet, c'est pourquoi il risque d'y avoir quelques incohérences, contradictions ou redites inutiles voire même -quelle horreur- des phrases bancales ou des temps mal concordés, parce que je ne me relis pas assez. Si vous en repérez, vous pouvez toujours le signaler, je verrai si je change ou si je garde pour un effet de style.
    Quant à ceux qui essayent de suivre l'histoire, je publie tout à la suite. Alors pour lire les derniers paragraphes parus, il faut regarder la liste des derniers articles parus, je leur donne un titre, mais c'est juste indicatif, c'est pour mieux se repérer, ça fait pas partie de ma mise en page préférée... Et pour ne pas être obligé de venir tous les quatre matins pour voir si quelque chose a bougé, j'ai installé une newsletter, pour que ceux qui s'inscrivent soient prévenus par un petit mail personnalisé quand un chat a bougé une patte, parce que les parutions sont particulièrement... irrégulières...
    Et maintenant, place aux chats!
    Bien du plaisir...

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Lucien

Figurez vous que j'ai des chats chez moi.

ça pourrait être des chats détectives, comme chez Jim Qwilleran, mais non, les gens comme moi n'arrivent pas à se dégotter des siamois intelligents qui résolvent des enquêtes. Les gens comme moi, on leur refourgue un jour un bébé chat et quand on se rend compte qu'il est mignon mais un peu débile quand même, ou qu'il passe son temps à faire des réflexions désagréables, il est trop tard.

Parce que le chat, il faut bien le dire, c'est un animal qui a tendance à se sentir propriétaire d'un lieu, et même de son maître j'ai remarqué. Et en plus, il le fait tourner en bourrique des fois.

Je vous explique qui vit chez moi?

Allez.

D'abord, il y a Lucien. On l'appelait Lucifer, avant, mais depuis qu'il a mangé une boîte de raviolis tournés, je sais pas pourquoi, son caractère a changé.

Maintenant, il regarde la télé tout le temps. Il est tellement mou et fainéant qu'il demande à ceux qui passent de zapper pour lui. C'est le premier des chats qu'on a eu.

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30 octobre 2007

Casse casse

    Quand Lucien est devenu nul et chiant (il arrive même pas à nous distraire en nous racontant les téléfilms qu'il regarde toute la journée, il sait que nous donner les résultats des courses), on a eu Casse casse. Notre vie a changé. Casse casse, quand il était petit, il était rigolo. Alors on lui passait tout. Il est devenu de plus en plus exigeant, et puis il a eu de mauvaises fréquentations. C'est devenu infernal à la maison quand il a commencé à faire du trafic de drogue.

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Starshine

    Quand Starshine a débarqué chez nous, un matin, en frappant à la fenêtre, on lui a d'abord dit qu'on ne pouvait pas accueillir tous les chats du coin, on avait déjà du mal à se débarrasser des junkies et à supporter la chaîne de télé spécialisée en yachts en permanence.

    Mais c'est là que Lucien a bougé la tête vers elle. Il a aussi essayé de dire un truc (c'était déjà miraculeux), mais on n'a rien compris. Même articuler c'est devenu trop dur pour lui. Casse casse est venu discuter avec nous à la fenêtre. Et quand un client à lui s'est pointé, il l'a refoulé pour pas qu'il refile des puces à la minette, qu'avait pas l'air si effrayée que ça, soit dit en passant.  Alors, on s'est dit qu'après tout, vu son gabarit, c'est pas ce qu'elle nous couterait en croquettes.  Effectivement, c'est pas ce qu'elle mange qui nous ruinera. Mais par contre, Madame aime le luxe.

    Madame passe ses journées chez  Dior, dort dans les suites du Hilton, sort dans des boîtes branchées. Elle est assez célèbre dans le monde de la jet set. Et elle porte un petit collier en diams, qu'on lui a offert.

    J'ai jamais très bien compris pourquoi elle finit quand même toujours par revenir chez nous. Faut croire que ça la repose.

    Elle papote gaiment avec Lucien, qui trouve alors la force de poser son regard sur elle. Et Starshine, elle lui raconte ce qu'elle a vu dehors, qui elle a rencontré, elle lui dévoile des projets de cinéma ou de disques qu'on lui a confiés, tout en lui résumant ce qui passe à la télé, parce que Lucien, il peut pas suivre son sourire et les pubs en même temps.

    Elle passe aussi du temps avec Casse casse, elle emballe des petites doses de poudre dans du papier, et lui, il en profite pour lui demander conseil parce qu'il a toujours du mal avec les petites chattes du quartier, qui finissent toujours par lui briser le coeur. Dealer et romantique, si c'est pas ça la loose...

    Elle lui donne des conseils judicieux, il ne les suit jamais. Et il rentre le soir à la maison en pleurant et en donnant des coups de pied aux poubelles.

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31 octobre 2007

Promenades chez le vétérinaire

Quelquefois, Casse casse et Starshine, ils vont se balader les après midi, sur les toits. Ils m'appellent au boulot pour me dire qu'ils ont vu un petit chat qu'a l'air dégourdi, dans la vitrine de l'animalerie et qu'ils ont déjà prévenu mon patron que j'avais une urgence. Ou bien qu'ils ont repéré une petite annonce intéressante pour un chiot chez le vétérinaire, et qu'ils m'apportent mon sac et mes papiers, au cas où le véto me demanderait mes références.

ça, lire des annonces chez le véto, ils savent faire, mais jamais ils n'en profitent pour prendre de l'antipuce.

L'antipuce, c'est un truc qu'ils détestent tous les trois. Soit disant que ça pue et qu'ils sont plus crédibles auprès de leurs potes. En général, quand on les traite, ils se mettent en quarantaine, ils restent devant la télé pendant 3 jours. Lucien, il est content, ça lui fait de la compagnie, et il a les moustaches qui vibrent légèrement quand il ronronne.

Par contre, ça leur sert de prétexte pour pas nous aider à faire la vaisselle ou la cuisine. Et ils veulent absolument dormir avec nous, soit disant que, comme ça, le produit antipuce, il dégomme aussi les puces de notre chambre. Qu'ils n'auraient jamais apportées s'ils ne venaient pas y roupiller en douce, soit dit en passant.

On peut pas leur demander grand chose de toute façon, même si on leur fait une liste de courses précise, ils n'achètent que des croquettes (et surtout pas de mélange avec des croquettes vertes aux légumes), du poisson, du lait, des saucisses, et du corned beef. Il n'y a que les chats pour bouffer ça.

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Les souris

Mes chats ne chassent pas beaucoup les souris qui vivent chez nous, non plus.

Certaines d'entre elles bossent pour Casse casse, alors elles laissent des petits à garder à Lucien. En réalité, Lucien, il les suit vaguement des yeux, quand les petits lui tirent les moustaches ou se balancent à sa queue. ça n'a pas l'air de tellement l'ennuyer. Il sait que les bébés vont bientôt s'endormir au chaud contre son ventre.

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Le boulanger

Lucien, quand il bouge, c'est pour aller rendre visite au voisin, le boulanger., la nuit.On dirait que ça lui plaît d'entendre les grandes pales du pétrin tourner, brasser la pâte à pain pendant des heures.

Je soupçonne aussi le boulanger, Monsieur Ricci, de lui raconter des histoires de quand il était petit en Italie. Lucien il sait pas que Monsieur Ricci il est né à Dijon et que quand il chante en italien, il comprend pas les paroles.

Lucien, ça le berce, il se réchauffe à la chaleur du four, il écoute parler Monsieur Ricci et il attend que la pâte lève.

On l'engueule un peu quand il rentre à la maison à l'heure où on se lève, parce qu'il a la flemme de trimbaler des croissants.

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08 novembre 2007

Tous les ans, le jour de son anniversaire, Starshine va voir Mam' Lala

    Mam' Lala est une vieille chatte rousse. Sa mère était une persane qui avait été accueillie par une famille indienne qui possédait un petit restaurant. Ils vivaient dans l'appartement au dessus et lui avaient aménagé un petit coin sous le toit, avec un petit coussin au tissu autrefois vivement coloré et brodé de fils dorés mais qui s'était peu à peu usé, ne montrant plus de trace de broderie.
Un vasistas s'ouvrait sur les toits, et elle pouvait se promener dans le quartier où de nombreux habitants de diverses origines avaient aussi ouvert un petit commerce, une épicerie de produits exotiques, un magasin de divers cadeaux,  de tissus ou de vêtements orientaux... C'est sur ces toits qu'elle avait un soir rencontré un chat siamois, qui vivait avec son maître, un vieux monsieur chinois qui avait ouvert un magasin de meubles avec ses deux fils et leur famille. Instantanément, leur étrangeté mutuelle, s'était attirée.

    Elle n'eut plus qu'une envie dès qu'elle le vit: poser sa tête contre la poitrine couleur crème de ce siamois qui s'appelait Li Mao. Ensemble, ils parlaient peu. Ils aimaient regarder les gens passer dans la rue animée où l'on parlait de multiples langues, lui, de ses yeux bleus étirés qui semblaient poser de multiples questions sans attendre aucune réponse; elle, de ses grands yeux orange bordés de noir. Elle portait le nom d'une reine indienne, Lakshmî Bâî. Ils ne se quittaient presque plus, chacune de leur famille acceptant qu'ils choisissent où dormir ou se nourrir.
    Lakshmî Bâî était ce que l'on appelle un chat "mange- malheur". Elle sentait si quelqu'un était malade ou malheureux et restait sur son lit jusqu'à ce que la fièvre soit tombée ou que le chagrin soit passé. Li Mao restait pendant ce temps là avec elle, lisant des livres de philosophie taoïste. Lakshmî Bâî ne savait pas lire, mais elle aimait voir son compagnon, le nez légèrement plissé derrière ses petites lunettes à monture métallique, lisant une phrase, levant la tête pour y réfléchir, revenant en arrière dans le livre, suivant la ligne avec sa patte... Il ne lisait que des auteurs de philosophie chinoise. Il disait que les auteurs européens ne lui disaient rien. Quand il voulait apprendre à lire à Lakshmî Bâî , elle disait en souriant qu'à elle, c'était la lecture qui ne disait rien.

    Tous deux étaient tès appréciés dans leur quartier -pensez donc, un couple mixte que tous pouvaient admirer sans attiser de mauvais réflexes communautaires- et les restaurateurs leur donnaient souvent de petits restes: Andrea Korlopoulos les laissait lécher de petits bols ayant contenu du tarama, en leur racontant sa Mer Méditerranée et sa petite île, sur laquelle il retournerait bientôt; Igor Petrovitch Kariski se servait un petit verre et chantait une ballade mélancolique qui parlait sans aucun doute de steppes infinies, pendant qu'ils finissaient les oeufs battus avec le lait qui avaient servi à paner les boulettes de saumon aux pommes de terre; quant à Ahmed Azinamour, il leur jetait de petites bouchées de viande grillée prélevée sur la broche qui tournait, tout en leur lisant à voix haute les lettres de sa maman, pleines d'humour et de nostalgie, en réalité écrites par une voisine qui n'avait pas su lui annoncer la mort de sa mère.

    Li Mao et Lakshmî Bâî étaient très heureux et ils furent surpris de constater qu'ils pouvaient l'être encore plus lorsqu'ils eurent leur petite chatte Lala.

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09 novembre 2007

Mam'Lala

    Lala fut une petite chatte qui manifesta dès son plus jeune âge des capacités de divination et de guérison qui laissaient son père, pourtant très rationnel, particulièrement pantois. Mais il adorait sa fille et respectait ses dons, même s'il ne comprenait pas, et il lui permis de les développer à son aise.

    Lala eut plusieurs compagnons mémorables, dont un chat gris qui ne pouvait s'empêcher de naviguer sur toutes les mers du monde pour suivre les bancs de poissons, et un matou du nom de Mac Cullian, pas très fréquentable, qui rackettait les chats du quartier pour nourrir leurs petits, puis, elle devint Mam'Lala.

    Elle s'était installée à son compte en tant que cartomancienne et ses clients la considéraient comme une référence dans sa profession. Elle en vivait d'ailleurs bien et ses clients sortaient généralement de chez elle avec la certitude de ce qu'il leur fallait faire.

    En revanche, elle même n'avait pas eu de chance, et elle avait perdu tous ses petits un à un. Seul Mac Cullian avait osé un jour évoquer l'ironie de son sort.

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25 novembre 2007

Chez Mam'Lala

     Starshine avait plus l'habitude de s'asseoir dans les fauteuils de Mam'Lala pour se laisser bercer par sa petite voix chantante que pour s'entendre prédire quoi que ce soit.  Au fond, Starshine n'avait pas tellement envie de savoir ce qui l'attendait. Elle avait même souvent l'habitude de dire qu'elle n'aimerait pas connaître à l'avance les coups durs qui l'attendraient, - puisqu'elle ne pourrait de toute façon pas les éviter-, ni les bonnes surprises qui lui arriveraient -eh! sinon, ce ne serait plus une surprise-.

    Mam'Lala, ne l'ignorait pas, en bonne voyante qui savait percevoir l'état d'esprit de ses clients, et elle lui racontait n'importe quoi, même si l'avenir de Starshine lui était parfaitement limpide. Mais ce que Mam'Lala préférait en Starshine,  c'est qu'à son tour, elle pouvait espérer une écoute attentive et des conseils judicieux. Je l'ai déjà dit, mais Mam'Lala était VRAIMENT incapable de prendre les bonnes décisions pour elle même et agissait souvent en dépit du bon sens.

    Starshine sut immédiatement, lorsqu'elle arriva chez Mam'Lala le jour de son anniversaire, que cette dernière avait des choses importantes à lui confier. Effectivement, elle observa les cartes distraitement, et lui dit:

    "Bon, c'est très rare que je dise ça, mais pour toi, cette année ne sera pas très riche en nouveautés, il ne t'arrivera rien de très spécial". Starshine n'insista pas, elle s'en fichait de toute façon. Elle attendit patiemment que Mam'Lala eut rangé ses cartes, et qu'elle reprit la parole. "Ecoute Starshine, tu sais que je ne sais pas lire mon propre avenir", Starshine inclina la tête, elle n'ajouta rien, elles savaient très bien toutes deux ce que cela impliquait. Mam'Lala inspira et continua:"Depuis que Mac Cullian s'est installé avec la balinaise du coin de la rue, j'ai beaucoup réfléchi. Tu sais, la meilleure période de ma vie, ça a été quand le grand Gris était avec moi". Starshine ne dit rien, elle ne voulait surtout pas avoir à dire que c'était parce qu'ils s'entendaient si bien qu'ils en oubliaient de surveiller leurs deux chatons, qui étaient morts ou disparus. Mam'Lala ne se l'était jamais pardonné, et outre la passion du chat pour les voyages sur l'Océan, c'était une des raisons qui avaient précipité la fuite du grand Gris.

    "Aujourd'hui, souffla t-elle dans un murmure, je voudrais le revoir". Starshine ne montra pas qu'elle était sceptique. Le grand Gris devait vivre sur une île déserte, avec une chatte et tous leurs chatons. A moins qu'il ait disparu en mer, dans une grande vague bleue. Starshine frissonna, elle n'aime pas l'eau, contrairement à Casse Casse qui adore se rouler dans l'eau javellisée quand j'ai serpillé le sol de la cuisine. "Et j'aimerais que ce soit toi qui me rendes ce service. Cherche- le pour moi.

- Mais où veux- tu que je le cherche?

- Ah, ça Starshine, je n'en sais rien, mes cartes ne me sont d'aucun secours, saloperies.

- Mais pourquoi penses- tu que j'ai plus de chances que toi pour le trouver?

- Tu connais plein de monde, tes amis sont influents, tu dois bien connaître des mecs qui placent leurs billes dans les courses de voiliers, ou qui possèdent des yachts, ils ont peut- être entendu parler du grand Gris; ça n'a pas pu passer inaperçu, un chat qui se balade sur la flotte à la poursuite des harengs." Starshine soupira: "je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, il doit s'être rangé, et ce n'est pas évident qu'il ait envie de te revoir, tu sais. Et pourquoi tu ne demandes pas d'aide à un collègue?"

    Mam'Lala s'alluma une cigarette -une vieille habitude dont elle n'avait jamais essayé de se débarrasser- et ses yeux se perdirent au loin. "Pff, des charlatans! La dernière que j'ai vue -une fille que j'estimais pourtant- m'a prédit que j'attraperais une saloperie aux intestins."

    Starshine connaissait bien Mam'Lala, elle savait percevoir ses inquiétudes, derrière ses sarcasmes, et il lui semblait que c'était là la principale raison pour laquelle elle repensait à son passé, et cherchait tant à retrouver le grand Gris.

    Starshine donna deux coups de langue sur sa poitrine "écoute, je veux bien faire mon possible pour t'aider, mais je ne te garantis rien, je ne sais pas du tout si je trouverai des infos sur lui". Mam'Lala pencha la tête en arrière et plissa les yeux "merci". Starshine sut qu'elle était soulagée.

    Lorsqu'elle nous raconta ça, le soir même, alors qu'on mangeait le repas d'anniversaire que j'avais préparé selon ses instructions "Je veux du poisson et de la crème, beaucoup de poisson et énormément de crème. Et pas de légumes", Casse Casse s'écria qu'il voulait venir avec Starshine dans ses soirées pour enquêter. On savait bien que c'était pour élargir sa clientèle, mais on ne pouvait pas être sûr qu'il  ne s'agissait pas aussi de curiosité. Il n'avait pas beaucoup fréquenté le grand Gris, et peut-être le regrettait- il. La tête de Lucien tomba sur le côté (il signifiait par là qu'il ne voulait pas venir avec eux), et Starshine accepta la proposition de Casse Casse en léchant la crème que Lucien s'était barbouillé partout.


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