Les chats du kibou

mes chats, leur vie, leur oeuvre, leurs croquettes

09 décembre 2007

le départ

   

    Le lendemain, Starshine et Casse Casse n'avait pas préparé leurs bagages. Cela n'avait aucune importance car un chat n'a pas besoin de ses affaires de toilette puisqu'il porte toujours sa langue sur lui, ni de vêtements, car Starshine s'était résignée à ne porter que son petit collier en émeraudes pendant toute la durée de ses recherches. Elle avait d'ailleurs précisé: " Ovide a dit: "c'est l'élégance simple qui nous charme"". Tout le monde s'était retenu de rire, sauf Lucien qui ne comprenanit pas l'ironie, et Starshine, bien entendu, qui parlait très sérieusement.

    Lorsqu'ils furent dans la rue, ils se dirigèrent vers le centre ville où se trouvaient les bureaux des grands investisseurs.

    Au pied d'un grand immeuble tout en verre, Starshine salua le gardien qui la reconnut, et monta dans l'ascenseur avec Casse Casse qui roulait les épaules en marchant pour bien signifier qu'il n'était pas impressionné par le décor froid mais imposant de l'accueil.

    Arrivés au dernier étage, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur un bureau qui semblait plus grand encore que le rez de chaussée. Sur les murs, des photographies, certainement originales, représentaient des voliers fins qui fendaient les flots; des vagues qui s'écrasaient contre des falaises... On trouvait aussi quelques photos de chevaux de courses, semblant poser aux côtés de leur jockey. Casse Casse ne pouvait s'empêcher de mépriser ces animaux, bien qu'il eût fréquenté ce milieu avec l'un de ses amis qui s'était spécialisé en produits dopants.

    Un homme imposant s'approcha d'eux et leur tendit la main. Starshine le laissa caresser son front en ronronnant, mais Casse Casse l'ignora et sauta sur le bureau en regardant par la fenêtre qui donnait sur la vieille ville. Il remarqua qu'il y avait plus de jardins cachés derrière les maisons qu'on ne l'aurait cru. L'homme sonna sur un interphone et lorsqu'une jeune femme entra, il lui demanda de leur apporter un café et deux écuelles de lait. Elle ouvrit des yeux ronds mais ne fit pas de commentaires et sortit.

    "Alors Starshine, tu as réfléchi à ma proposition? Tu vas adorer rencontrer Loulou Dessprès, elle est adorable, tu verras" Casse Casse tourna les yeux vers eux (il était curieux et ne pouvait jamais tenir très longtemps son attitude de chat dédaigneux), Starshine ne nous avait pas parlé de ça.

    "Non, Jean Loup, je n'ai pas envie de faire de cinéma, ça ne me dit rien de défrayer la chronique "Starshine parle t- elle ou n'est- ce qu'une vulgaire marionnette?". Ma vie me convient tout à fait ainsi.

    - Hmm, je comprends, quelquefois, je rêve aussi d'une vie simple, à la campagne, loin de tous ces tracas..." Casse Casse pensa qu'une vie d'agriculteur qui se lève tôt tous les matins pour une vie de misère ne devait pas exactement correspondre à l'idée qu'il se faisait de la vie simple à la campagne. " Alors que veux tu exactement?" A ce moment là, la secrétaire apporta un plateau avec les soucoupes de lait et le café "Ah, Michelle, vous avez été longue!"

    - Oui, Monsieur, il a été difficile de convaincre le cafetier que je commandais VRAIMENT deux écuelles de lait..." Elle posa le plateau sur le bureau et ne put s'empêcher de jeter un regard sur Starshine et, sembla t-il, sur son petit collier précieux. La chatte ne put éviter de lui renvoyer un regard méprisant.

    - Tu comprends maintenant ce que je voulais te dire, Jean Loup?

Ce dernier acquiesca en regardant Michelle sortir.

    " Non, reprit Starshine, je viens en fait parce que je sais que tu aimes les bateaux et que tu as des contacts avec les navigateurs..." Elle lapa un peu de lait en plissant les yeux. Casse Casse s'était, quant à lui, jeté sur son lait sans retenue, sans plus chercher à remplir son rôle de chat sulfureux; le lait le rendait dingue. "Je cherche un grand chat gris qui navigue, parce qu'il aime suivre les bancs de poissons. Peut-être l'un de tes navigateurs en a t-il entendu parler?   

     - Un chat marin? ça ne me dit rien, pourtant, tu as raison, ça ne peut pas passer inaperçu... Je vais appeler mon chasseur de têtes, il passe son temps à discuter avec les navigateurs solitaires, je ne sais pas comment il peut s'entendre avec eux, d'imaginer rester seul des mois durant dans trois mètres carrés sans pouvoir aller au resto, ça, je comprends pas... Lui, il saura, écoute je vais lui demander, je te rappelle, tu as toujours le même numéro?" Starshine confirma, et ils partirent. Quand ils furent sortis, et que Casse Casse eut craché sur la secrétaire en passant devant elle, celui ci demanda à Starshine "tu es sûre que ton gus peut vraiment nous aider? Il n'y connait rien, tu as bien vu! Starshine ne répondit rien, elle savait qu'il râlait facilement au lieu de montrer son découragement. "Viens, on va plutôt aller voir MES relations". Ils se rendirent dans un quartier où les bars puaient le souffre et le fric malhonnête. Casse Casse n'était pas vraiment sûr de trouver des informations, surtout en cette fin de matinée, mais il pensait surtout faire quelques affaires. Là bas, il était connu, hmm, comme le loup blanc.

Posté par lili violette à 19:33 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    C'est vraiment agréable de pouvoir lire la suite...
    J'ai une chatte noire et blanche : elle se nomme Tchou .

    Posté par claudie, 09 décembre 2007 à 23:30
  • LA suite! la suite! la suite!
    Cath

    Posté par lacath, 10 décembre 2007 à 22:47
  • Coucou !

    Ben t'es cachée partout !
    Moi qui croyais que ton chat préférerait le beurre au lait !

    Bizz
    Béné

    Posté par Béné, 19 décembre 2007 à 15:43

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